
Assurances
prévoyance
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Le
privilège de droit des poursuites
Dès qu'un acte de défaut de biens
est délivré contre le preneur d'assurance ou dès que celui-ci est en faillite, le
conjoint ou les descendants désignés comme bénéficiaires sont substitués de par la
loi au preneur dans le contrat, à moins qu'ils ne refusent expressément cette
substitution.
Si le droit découlant du contrat d'assurance est soumis à la réalisation
par voie de saisie ou de faillite et que le conjoint ou les descendants du preneur
d'assurance ne sont pas désignés comme bénéficiaires, ces derniers peuvent, avec le
consentement du preneur d'assurance, exiger que l'assurance leur soit cédée contre
paiement de la valeur de rachat.
Ce privilège légal est particulièrement appréciable.
Les personnes exerçant une activité indépendante peuvent notamment en profiter, du
moment qu'elles doivent souvent supporter des risques économiques importants. C'est aussi
un moyen parfaitement légal de distraire régulièrement de son revenu une somme
appropriée et de la mettre en sécurité pour sa famille et pour soi-même. En règle générale, la clause bénéficiaire est déjà
fixée dans la proposition d'assurance vie. Elle peut être cependant modifiée en tout
temps par simple communication à la société d'assurance vie ou par disposition pour
cause de mort. Si la clause bénéficiaire est fixée par testament, il est conseillé de
remettre une copie de celui-ci à la société; des retards désagréables et des
discussions pénibles lors de la survenance de l'événement assuré pourront être ainsi
évités.
Si la clause bénéficiaire est formulée de façon irrévocable, le preneur
d'assurance doit signer dans la police même la renonciation au droit de la révoquer. La
police est remise au bénéficiaire. Enfin, l'assureur doit en être informé.
En principe, la clause bénéficiaire peut favoriser des personnes ne faisant pas
partie du cercle familial, ou une institution.
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