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Comment se
calcule une cotisation de 2ème pilier ?
La loi sur la prévoyance professionnelle (LPP) ne fixe que des exigences
minimales.
Chaque caisse de retraite peut prévoir des plans de prévoyance allant au-delà de
ce minimum,
ce que font beaucoup d'institutions de prévoyance en Suisse. Au niveau du financement, la loi n'impose qu'une
obligation : chaque caisse de retraite doit régler son système de cotisations de
manière à ce que les prestations prévues puissent être fournies dès qu'elles sont
exigibles. Dès lors, les principes généraux énoncés dans cet article ne peuvent être
appliqués dans leur entier que pour la partie minimale de l'assurance.
Les cotisations LPP (part employeur et part
employé) sont variables. Elles se composent de trois éléments :
-
Les cotisations servant à financer les prestations de
retraite (cotisations de retraite);
Les cotisations servant à financer les prestations en cas de
décès et d'invalidité (cotisations de risques), ainsi que les frais de gestion. Ces
cotisations sont versées à fonds perdus;
Les cotisations "sociales" ou de
"solidarité", versées également à fonds perdus.
Les
cotisations de retraite
Elles sont déterminées par la
LPP en pourcentage du salaire coordonné et sont variables en fonction de l'âge
selon le barème suivant :
Age |
Cotisation
totale en % |
| hommes |
femmes |
du salaire
coordonné |
| de 25 à 34 ans |
de 25 à 31 ans |
7 % |
| de 35 à 44 ans |
de 32 à 41 ans |
10 % |
| de 45 à 54 ans |
de 42 à 51 ans |
15 % |
| de 55 à 65 ans |
de 52 à 62 ans |
18 % |
L'âge de l'assuré est celui qu'il atteint durant l'année civile prise en
compte. |
Les
cotisations de risques
Elles correspondent aux prestations assurées
en cas d'invalidité et de décès et sont calculées à l'aide de tables de statistiques.
Ces dernières tiennent notamment compte du capital de prévoyance accumulé par
l'assuré, des probabilités d'invalidité et de décès selon son âge et son sexe.
Les
cotisations de "solidarité"
Des cotisations de "solidarité"
ont également été prévues par la LPP. Il s'agit des cotisations pour les mesures
spéciales (1 % des salaires coordonnés, qui servent notamment à améliorer le sort de
la génération d'entrée), le fonds de garantie (actuellement 0,1 % des salaires
coordonnés) et l'adaptation des rentes à l'évolution des prix.

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