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 Info
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Evolution démographique
Dans son rapport annuel 2005, la Commission pour
les questions conjoncturelles s'inquiète des répercussions
économiques du vieillissement de la population. Selon la CQC, avec le recul du nombre de
naissances et l'augmentation de l'espérance de vie, la pérennité de
l'AVS (Assurance-vieillesse et survivants) passe par l'abandon du
«dogme» de la retraite à 65 ans.
Le rapport annuel de la Commission pour les questions
conjoncturelles (CQC) accorde une place centrale aux problèmes
économiques liés au vieillissement de la population.
Et la transformation de la pyramide des âges en est un élément
essentiel. La part des retraités continue d'augmenter par rapport à
la population active, ce qui va considérablement alourdir le fardeau
des rentes.
«Abstraction faite d'une forte augmentation de l'immigration ou d'un
croissance plus élevée de la productivité, seul un allongement de la
vie professionnelle peut alléger la charge considérable résultant du
vieillissement de la population», explique le rapport.
Toutes les autres solutions ne font que reporter le poids de cette
charge soit sur les actifs (si on augmente les cotisations), soit
sur les rentiers (si on réduit les rentes). Un financement par le
biais des impôts chargerait les deux groupes.

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1950: 1 retraite financée par 9,7
personnes actives
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2001: 1 retraite financée par 2,4
personnes actives
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2020: 1 retraite financée par 2
personnes actives
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2030: 1 retraité financé par 1,6
personnes actives
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Natalité en baisse
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1900: 3,7 enfants par femme
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1915: 1,8 enfant par femme
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1945: 2,6 enfants par femme
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1965: 2,7 enfants par femme
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1975: 1,5 enfant par femme
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2000: 1,5 enfant par femme
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Souplesse requise
La commission, composée de professeurs, de parlementaires, de
représentants de l'économie et de syndicalistes, estime donc qu'il
faut en finir avec le dogme de la retraite à 65 ans. Même s'il n'est
pas nécessaire aujourd'hui, ni ces prochaines années, d'augmenter
l'âge de la retraite, il n'y aura pas d'alternative à terme.
La commission plaide pour davantage de souplesse, qui permettrait
par exemple aux personnes âgées de travailler à temps partiel. Il
est aussi possible d'envisager des réglementations spéciales
concernant la retraite anticipée pour des professions qui exigent un
travail physique particulièrement dur.
Le nombre d'années de cotisations pourrait servir de critère dans
ces cas bien précis.

Stimuler la natalité
La CQC demande également des mesures pour stimuler la natalité. En
Suisse, le taux de natalité est actuellement de 1,4 enfant par
femme.
Les horaires des garderies et des écoles primaires doivent être
harmonisés. Le but est que chaque conjoint puisse prendre au moins
un travail à la demi-journée, note le rapport.
La pénalisation du mariage dans le système fiscal doit aussi être
supprimée. Finalement, il faut fixer les coûts de garde des enfants
indépendamment du revenu et les rendre déductibles fiscalement,
ajoute la CQC.
La meilleure conciliation des vies familiale et professionnelle doit
permettre de mieux intégrer la femme dans la vie active, ce qui
rejaillira sur la natalité. En Suisse, 40 % des femmes avec une
formation supérieure n'ont pas d'enfant.

Nécessité d'autres rentrées
Mais même en cas de relèvement de l'âge de la retraite, l'AVS aura
besoin de moyens supplémentaires pour couvrir ses besoins vitaux.
Selon la commission, le plus judicieux serait probablement de les
couvrir par les recettes fiscales générales.
S'agissant des caisses de pension, il faut tout d'abord procéder à
un assainissement. Le taux d'intérêt minimal et le taux de
conversion doivent selon le rapport être adaptés de manière
périodique et automatique aux conditions du marché et à la
démographie.
Une adaptation automatique permettrait d'éviter les conflits
politiques autour de cette question.

 La
population suisse prend de l'âge
Selon le nouveau
scénario de référence publié par l'Office fédéral de la statistique
(OFS), la Suisse passera de 7,4 millions d'habitants actuellement à
8,2 millions en 2036 et à 8,1 mio en 2050
La population âgée de 65 ans et
plus augmentera de plus de 90% au cours de cette période.
Vers 2050, il n'y aura plus que
deux actifs pour une personne âgée.
Ainsi, à l'horizon 2050, la Suisse ne comptera plus que 1,4 million
de personnes âgées de moins de 20 ans contre 1,6 million au début de
l'année 2005. S'agissant des personnes âgées de 20 à 64 ans, dont
l'effectif se montait à 4,6 millions au 1er janvier 2005, la
diminution sera moins forte, soit de 4% d'ici 2050.
Le scénario de référence de l'OFS est basé sur des migrations
proches des valeurs moyennes des dernières décennies et une
fécondité stabilisée au niveau actuel. Il prévoit que la population
décroîtra dès 2036, car le solde migratoire ne compensera plus
l'excédent de décès attendu à partir de 2025.

"Papy boom"
La croissance de la population de
65 ans et plus est inéluctable. Entre 2005 et 2035, l'entrée
progressive dans le troisième et le quatrième âge des générations
très nombreuses du «baby-boom» constituera le principal facteur de
croissance du groupe des aînés. D'ici 2050, la croissance de la
population de 65 ans et plus sera comprise entre 60 et 124 %,
suivant les scénarios.
Pendant ce temps, la population résidante de moins de 20 ans tombera
de 1,6 million en 2005 à 1,4 million en 2050 . La baisse sera moins
forte pour la tranche des 20 à 64 ans, qui devrait passer de 4,6 à
4,4 millions (- 4 %). En toute hypothèse, la Suisse comptera en 2050
environ deux résidants d'âge actif pour une personne âgée.

Population active en hausse
L'OFS table sur une légère
augmentation du taux d'activité des personnes âgées de 20 à 64 ans.
Il devrait passer de 83 % en 2005 à 86 % en 2050, grâce à la
présence croissante des femmes sur le marché du travail: de 76 % en
2005 à 82 % en 2050, contre un taux de 90 % pour les hommes.
Compte tenu de l'évolution démographique et des taux d'activité, la
population active devrait augmenter de 4,2 millions au début 2005 à
4,5 millions en 2018.
L'OFS prévoit une nette amélioration du niveau de formation de la
population de nationalité suisse en âge de travailler. La part des
Suisses ayant achevé une formation tertiaire devrait passer de 29 %
en 2005 à 44 % en 2050, avec une hausse plus marquée pour les femmes
(de 18 à 39 %). La proportion des personnes sans formation
post-obligatoire devrait tomber de 12 à 5 %.

Faits
chiffrés...
- Population
résidente permanente: 7,4 millions
- Nombre
d'hommes pour 100 femmes: 95,8
- Groupes
d'âges: 0-19 ans: 22,1%, 20-39: 27,7%, 40-64 ans: 34,3%, 65 et
plus: 15,8%
- Proportion
d'étrangers: 20,6%
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Accroissement de la population: 0,7%
- Espérance
de vie à la naissance (en années): 78,6 pour les hommes et 83,7
pour les femmes
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10.2005 - 7.2006
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