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 Info caisse-maladie -
LAMal
LAMal: vers une
nouvelle formulation de la liberté de contracter
La liberté de contracter devrait être
inscrite dans la 2e révision de LAMal. Après l'échec du projet au
Conseil national, la commission compétente du Conseil des Etats a
élaboré un nouveau modèle.
Celui-ci est capable, selon elle, de réunir un consensus.
Tenant à laisser aux assureurs le
libre-choix des médecins avec lesquels ils souhaitent collaborer, la
commission de la sécurité sociale et de la santé a réuni les différents
acteurs concernés par la loi sur l'assurance maladie (LAMal). Il n'y a
pas d'opposition au projet de révision dans son ensemble.
Le nouveau modèle de levée de l'obligation de contracter dans le domaine
ambulatoire se baserait sur les besoins des cantons. Ces derniers
fixeraient par catégorie le nombre des prestataires de soins qu'ils
jugent adéquat. Ils devraient tenir compte des cantons voisins et
privilégier les structures de type HMO.
Les caisses maladies seraient ensuite libres de choisir leurs
partenaires mais seraient obligées de contracter avec au moins le nombre
de médecins correspondant au besoin exprimé par le canton. La durée des
contrats serait de quatre ans avec un délai de résiliation de 18 mois.
Les médecins pour qui l'échéance du
contrat constituerait un cas de rigueur économique pourraient bénéficier
d'une prorogation de deux ans. La liberté de contracter entrerait en
vigueur en même temps que la révision de la LAMal pour les nouveaux
prestataires de soins. Pour le reste, la commission s'est tenue pour
l'essentiel aux points incontestés de la révision de la LAMal. Elle
s'est toutefois ralliée au National en proposant au plénum de faire un
pas de plus en faveur des familles.
2.2003
Assurance maladie:
pas de moratoire sur la hausse des primes
Le Conseil national ne veut rien savoir
d'un moratoire sur la hausse des primes maladie. Il a refusé par 112
voix contre 59 de donner suite à une initiative parlementaire socialiste
en ce sens. Le texte demandait que le gel des primes dure au moins un
an.
Le groupe socialiste demandait l'instauration d'un moratoire immédiat
sur les primes de l'assurance maladie par voie urgente. L'acceptation de
quatre mesures proposées par le PS ou de son initiative le 18 mai aurait
permis un retrait de l'initiative.
Mais le Conseil des Etats, qui traite la 2e révision de la LAMal durant
cette session, ne va pas dans ce sens.
Les primes augmentent chaque année. Elles atteignent des montants qui
prétéritent de plus en plus de familles. Cette situation ne peut durer.
Un moratoire permettrait d'éviter une hausse des primes durant une année
et de faire une pause de réflexion pour trouver des moyens efficaces
pour freiner les hausses à venir.
Le conseil n'a rien voulu entendre et a suivi sa commission qui a jugé
dépassé ce texte déposé en automne 2001. Celle-ci a aussi invoqué les
travaux en cours pour réviser la loi sur l'assurance maladie. Ce serait
irresponsable de geler les primes durant une année sans pouvoir proposer
de solution pour faire face à la prochaine.
Le moratoire demandé par le PS risque seulement d'envenimer la
situation, en reportant la hausse. Ce serait le k-o dans les caisses
maladie. Au terme du gel, les assurés risquent d'être confrontés à une
hausse cumulant deux années ou plus, ont fait valoir les rapporteurs de
la commission.
4.2003
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