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Caisse-maladie -
fixer les primes en fonction de l'âge
Les primes d'assurance maladie devraient être fixées en fonction de
l'âge, demande une étude commandée par le Groupe Mutuel. Selon elle,
cette mesure permettrait de mieux maîtriser les coûts tout en
soulageant les jeunes ménages.
L'étude a été réalisée par Bernd Schips, ancien responsable du
centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPF de Zurich. Elle
remet sur le tapis une idée préconisée il y a 4 ans déjà par le
groupe d'assureurs Cosama, dont le Groupe Mutuel est le leader, et
défendue à l'époque par un autre professeur d'économie zurichois.
Bernd Schips a inclu cette proposition dans un catalogue de onze
mesures visant à libéraliser le système de santé pour pouvoir
juguler la hausse des coûts. Aujourd'hui, les assurés de plus de 60
ans sont "subventionnés" par les plus jeunes alors qu'ils jouissent
en principe d'une meilleure situation économique, a expliqué M.
Schips.
Le professeur zurichois préconise un système de primes et de rabais
sur les primes en fonction de l'âge, mieux "adapté aux risques". Le
groupe des 26-40 ans en serait le principal bénéficiaire, avec une
diminution annuelle des primes allant jusqu'à presque 300 francs
selon la franchise.
Le groupe des 41-60 ans et les moins de 25 ans n'en profiteraient
que pour les franchises les plus basses. Ils verraient sinon leurs
primes augmenter jusqu'à plus de 160 francs respectivement 400
francs par an. Les assurés plus âgés seraient confrontés à une
hausse de plus de 180 francs, quelle que soit la franchise.
De manière générale, Bernd Schips propose de responsabiliser
davantage les assurés et de renforcer les mécanismes d'incitation.
Les patients devraient participer plus largement aux coûts des
prestations.
Des modèles d'assurance alternatifs proposeraient des couvertures
variables. Les franchises à option, si elles sont maintenues, ne
devraient pas pouvoir être modifiées chaque année.
Au niveau des assureurs et des fournisseurs de prestations, le
professeur d'économie plaide pour une concurrence accrue et donc
pour la suppression de l'obligation de contracter, des hôpitaux
fonctionnant comme des entreprises indépendantes, le maintien du
système actuel de compensation des risques. Le rôle de l'Etat serait
limité à la surveillance.
2.2006
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